7 réalités du métier de toiletteuse comportementale au Québec que j'aurais aimé connaitre avant de me lancer.
- Karine
- 12 févr.
- 5 min de lecture
Tu aimes les animaux et tu rêves d'en faire ton métier? C'est merveilleux! Mais avant de plonger tête première, laisse-moi te partager quelque chose...
Depuis que je forme de futures toiletteuses comportementales, j'ai réalisé à quel point certaines réalités du métier restent dans l'ombre. Pas par malice, mais simplement parce qu'on ne pense pas toujours à les mentionner.
Aujourd'hui, je veux t’en parler en toute transparence, parce que je préfère que tu saches dans quoi tu t'embarques plutôt que d'avoir des surprises plus tard.
Voici les 7 réalités du métier de toiletteuse comportementale au Québec que j'aurais aimé qu'on me dise avant de commencer.
1. La partie physique (celle qu'on oublie de mentionner)
Quand j'ai débuté en toilettage, j'avais tout lâché d'un coup. (En passant, tu n'es pas obligée de faire ça : ce n'est pas nécessairement le meilleur move.)

Après quelques mois de pratique, j'avais commencé à avoir des douleurs tellement intenses dans les avant-bras que ça me réveillait la nuit. Je capotais (encore, haha) et me disais : "Mais qu'est-ce que j'ai fait là?"
Tu sais, j'avais balancé mon ancienne carrière au bout de mes bras en me disant "Tiens toi, pu besoin de toi"... Oups!
Bon, finalement tout s'est réglé parce que j'ai découvert qu'il faut prendre soin de son corps pour faire ce métier. Deux-trois petits étirements ajoutés à ma routine et voilà : problème réglé!
En fait, après tant d'années en toilettage, je peux même te dire que je suis plus en forme que je ne l'étais au début de ma carrière. Pourquoi? J'ai appris à bien travailler, à faire de la prévention et à prendre soin de moi.
En plus, un des avantages du toilettage, c'est que c'est comme un mini-abonnement au gym : ça développe des muscles insoupçonnés.
Ce que j'aurais aimé savoir :
Quels exercices faire de manière préventive, comment adapter ma pratique à ma réalité physique, quels sont les impacts négatifs du métier à court et long termes, et comment les prévenir.
2. La partie émotionnelle (la pression qu'on se met soi-même)
Ici, je pourrais te parler du travail avec des chiens âgés ou en fin de vie, mais ce qui me vient à l'esprit, c'est autre chose : la pression qu'on se met sur les épaules.

Oui, oui! Et surtout quand on débute.
On veut que tout soit plus que parfait, que nos clients soient contents, les chiens heureux, montrer qu'on est capable... Et ça, c'est extrêmement difficile moralement. En fait, c'est impossible à tenir sur le long terme.
Il faut savoir se donner de l'espace, apprendre à avoir de la douceur avec soi-même. On le fait pour les animaux, mais pas pour soi? Pas logique, hein?
Ça te prend des outils pour t'aider là-dedans. Pour te permettre de travailler longtemps et heureuse dans ce métier magnifique.
Ce que j'aurais aimé savoir :
Que ce métier s'apprend sur des années, sur une vie peut-être même. Que tu es en apprentissage constamment, que c'est OK que tout ne soit pas parfait. Avoir des outils pour me guider à travers mes doutes, pour m'aider à bâtir ma confiance en moi plus aisément et pour traverser les périodes de remise en question.
3. La communication avec les clients (oui, il faut parler aux humains!)
OK, là on touche à quelque chose de puissamment répulsif pour bien des amoureux des animaux : communiquer avec des humains... Bark!
Après tout, les humains, ça comprend rien à rien et c'est niaiseux. (Des fois on est vraiment à bout de nos semblables, pas vrai?)
Je peux te dire que j'en ai bavé avec ça dans mes premières années de pratique. Je n'avais aucune compétence réelle dans ce domaine et je ne savais pas non plus comment placer mes propres limites autrement qu'en me fâchant... Bref, pas madame communication du tout, du tout.
Ce que j'aurais aimé savoir :
Comment écouter, vraiment. Reconnaître ce qu'il y a de caché derrière les mots de ce client qui semble à première vue abrupt dans ses propos.

Savoir de quelle manière verbaliser mes limites de manière respectueuse, pour le client et moi-même, sans avoir recours à la colère.
Comment faire un appel téléphonique avec un nouveau client, comment répondre à un client qui trouve que ta façon de faire n'a pas d'allure, que tes prix sont trop chers, que tu devrais être ouverte 24/7... sans y laisser ta peau et sans avoir besoin d'engueuler ledit client.
4. La formation continue (jamais vraiment finie!)
Il n'y a pas plus faux que de penser : "J'ai terminé ma formation, yééé, plus besoin de retourner à l'école!"
En toilettage comportemental, tu devras te former de manière continue. Le milieu évolue rapidement, et chaque année, la science et la pratique nous apportent de nouvelles notions et découvertes.
Avoir un esprit curieux, ouvert et aimer apprendre est un atout considérable dans cette profession.
5. La dextérité manuelle (plus complexe qu'on pense)
Dans le domaine du toilettage comportemental, tes mains deviendront tes meilleures alliées. Non seulement devras-tu manipuler différents types d'outils, des brosses aux ciseaux en passant par les rasoirs, mais tu devras le faire avec une grande précision.
Par exemple, imagine tenir une paire de ciseaux tout en validant que le chien est confortable dans les manipulations et en le récompensant au moment opportun de l'autre main.
C'est là que la dextérité manuelle et la coordination entrent en jeu!
Il s'agit, bien entendu, d'habiletés qui peuvent se développer et se renforcer avec la pratique.
6. La paperasse (oui, il y en a!)
En toilettage comportemental, la quantité de documentation à produire est plus grande.
En effet, il faut tenir des dossiers complets sur les animaux et leurs comportements, pour suivre leur évolution et adapter les stratégies de toilettage en conséquence.
N'oublie pas que si tu souhaites partir à ton compte, la quantité de travail de bureau à

faire sera encore plus grande.
Tu devras, par exemple, t'occuper de la tenue de livres, de l'inscription de ton entreprise, de la planification budgétaire, de la gestion des inventaires...
Il n'est pas nécessaire d'y exceller, mais je trouve qu'on est mieux préparée quand on sait à quoi s'attendre.
7. L'aspect entrepreneurial (si tu pars à ton compte)
Partir à ton compte signifie être responsable de tous les postes de ton entreprise, du moins au début. Tu devras donc être une toiletteuse accomplie, une entrepreneure, une concierge, une réceptionniste, une comptable, une responsable du service à la clientèle...
Ce que j'aurais aimé savoir :
Comment calculer mes prix (tu sais pour pouvoir dormir la nuit au lieu de fixer le plafond en te demandant comment tu vas payer tes comptes…), comment gérer mon inventaire, comment établir des limites claires avec mes clients, comment structurer mes journées pour ne pas travailler 60 heures par semaine...
L’objectif ici n’est pas de te décourager! Au contraire. Je veux surtout que tu aies l'heure juste.
Oui, tu peux transformer ta passion en métier. Oui, tu peux bâtir une carrière qui a du sens et qui fait une vraie différence dans la vie des animaux et de leurs humains.
Mais pour y arriver, assure-toi d'avoir les bonnes informations et d'être bien accompagnée.
Parce qu'une fois que tu auras goûté à la magie de voir un chien passer de stressé à détendu grâce à ton approche... tu ne voudras plus faire autre chose!
Tu veux en savoir plus? Je t'invite à venir découvrir ce métier unique de l'intérieur lors de notre webinaire gratuit. On se dit tout, sans filtre!
Au plaisir de te rencontrer!
Karine🥰🐾





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